Don d’Organes et de Tissus en vue de Greffe : tous concernés !

Don d’Organes et de Tissus en vue de Greffe : tous concernés ! (25 juillet 2018)



La greffe d’organes est un acte médical de la dernière chance, elle sauve  des vies.

Ainsi plus de  57000 personnes vivent grâce à un organe greffé. La technique de greffe est de mieux en mieux maitrisée ; ses résultats sont en constante amélioration.

Tous les âges sont concernés.

Chaque année, plus de 5700 greffes sont réalisées en France mais plus de 21500 malades sont inscrits sur liste d’attente.

 

Que dit la loi ? (lois de bioéthiques du 06.08.2004, révisées en 2011)

« Vous êtes donneur sauf si vous dites que vous ne voulez pas être donneur »
Aujourd’hui, selon le principe de solidarité,  la loi fait de chaque français un donneur d’organes présumé, mais elle impose au corps médical de demander aux familles la position du défunt sur le don d’organes.
Il est donc essentiel d’en parler à ses proches pour faire respecter sa volonté.
En France, il n’existe pas de registre du oui. Que vous soyez pour ou contre le don d’organes et de tissus, il est important de le dire à vos proches. Si cela vous aide ou vous rassure dans votre démarche, vous pouvez vous munir d’une carte de donneur.
Se procurer une carte de donneur

Elle n’a pas de valeur légale et est rarement retrouvée au moment d’un décès. Rien ne remplace la parole échangée.

Et si vous êtes opposé au don de vos organes et de tissus après la mort, le principal moyen c’est  de vous inscrire sur le registre national des refus. Ce registre du non est géré par l’Agence de Biomédecine. Il sera obligatoire ment consulté par les professionnels de santé avant d’envisager une démarche de don d’organes et de tissus pour vérifier si la personne décédée y est inscrite ou non.

Le registre des refus

Que se passe-t-il si la position n’est pas connue de la famille et des proches ?
Même, s’il ne revient pas aux proches de prendre une décision à la place du défunt, c’est une situation difficile à vivre ….

Toute position est respectable et respectée par les équipes médicales.
Encore faut-il qu’elle soit connue de vos proches.

 

Le don d’organes et de tissus est un acte de générosité et de solidarité entièrement gratuit. La loi interdit toute rémunération en contrepartie de ce don

 

Le nom du donneur ne peut être communiqué au receveur et réciproquement. La famille du donneur peut cependant être informée des organes et des tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes si elle le demande.

 

Etre Donneur …En quoi ça consiste ?

Dans la majorité des cas (+ de 90%) ,  les donneurs sont des personnes décédées à l’hôpital après un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral ou parfois après un arrêt cardiaque.

Aucune thérapeutique ne peut être envisagée  pour « sauver le cerveau » et la mort cérébrale est confirmée par des examens très spécifiques. Selon le souhait de la personne, le prélèvement d’un ou plusieurs tissus est envisagé après le constat de décès. Les organes sont alors maintenus artificiellement en état de fonctionner.
Le prélèvement d’organes et de tissus est un acte chirurgical effectué avec  le même soin que pour une personne en vie.
Une fois l’opération effectuée, le corps est rendu à la famille qui peut alors organiser les obsèques.

Il est également possible de faire don d’un rein ou plus rarement d’un lobe de foie de son vivant. En France, le don du vivant est strictement encadré par la loi de Bioéthique, révisée en juillet 2011.

 

Et la greffe ?

Les malades pour lesquels il n’existe plus d’autre solution que de remplacer l’organe défaillant par un organe sain sont inscrits par leur médecin sur la liste nationale d’attente gérée par l’Agence de Biomédecine.

Du fait du manque d’organe à greffer, l’attente peut durer plusieurs mois, parfois plusieurs années.

 

Que disent les religions ?

Le prélèvement d’organes et de tissus a pour finalité de sauver et d’améliorer la qualité de vie. Il ne rencontre donc pas d’objection de principe de la part des confessions religieuses.
Toutes les religions catholiques, protestantes, musulmanes juives et autres invitent leurs fidèles à une réflexion en faveur du don en disant leur assentiment dès lors qu’il s’agit de sauver une ou plusieurs vies en péril.

 

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